Içi pas de pub, ni propagande ! On lutte pacifiquement contre l'instauration du plan de l'oligarchie mondialistes, le nouvel ordre mondial ainsi que ces conséquences pour nous mais surtout pour nos enfants.
Ce blog expose des documentaires, informations qui sont peu diffusés dans nos médias.
Non-politiquement correct ce blog vous appelle, à réfléchir sur notre monde.
Un autre paradigme que celui imposé par les mass-médias.
Parce qu'il y a une guerre pour le contrôle de votre esprit !

Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence; leur unique objectif est le gain.

Napoléon Bonaparte

Depuis, rien na changé...

jeudi 25 octobre 2012

Show électoral aux USA, par Thierry Meysan

Au cours des 30 dernières années, aucune élection présidentielle US n’a marqué de changement dans la politique extérieure de Washington. Les décisions importantes ont toujours été prises en dehors de cette échéance. Il est tout à fait évident que le président est le maître d’œuvre d’une politique dont il n’est pas le décideur. L’impérialisme yankee sera t-il plus performant avec le sourire d’Obama ou avec celui de Romney ?


Tous les quatre ans, l’élection du président des États-Unis donne lieu à un show planétaire. La presse dominante parvient à convaincre l’opinion publique internationale que le peuple états-unien désigne démocratiquement l’homme qui dirigera les affaires du monde.

Dans certains pays, notamment en Europe, la couverture médiatique de cet événement est aussi, sinon plus, importante que celle de l’élection du chef d’État local. Implicitement, la presse insinue que si ces États sont des démocraties, leurs citoyens ne décident pas de leur avenir, lequel dépend du bon vouloir de l’hôte de la Maison-Blanche. Mais alors, en quoi ces États sont-ils des démocraties ?

C’est que l’on confond scrutin électoral et démocratie. Cette remarque s’applique aussi aux États-Unis. Leur grand show électoral serait la preuve qu’ils sont une démocratie vivante. Ce n’est évidemment que poudre aux yeux. Contrairement à une idée répandue, le président des États-Unis n’est pas élu par son peuple, ni directement, ni au second degré. Le peuple US n’est pas souverain et les citoyens ne sont pas électeurs. Le président est choisi par un collège de 538 personnes, les seuls électeurs, désignés par les États fédérés, les seuls souverains. Au fur et à mesure du temps, l’habitude a été prise par les États fédérés de consulter leurs citoyens avant de désigner le collège d’électeurs. L’affaire Gore contre Bush (2000) aura rappelé que l’avis des citoyens n’est que consultatif. La Cour suprême a considéré qu’elle n’avait pas à attendre le recomptage des voix en Floride pour proclamer le vainqueur. Pour elle, seul importait que l’État de Floride désigne ses électeurs, et pas du tout de savoir ce qu’en pensaient ses habitants.

L’illusion ne s’arrête pas là. Lorsque George W. Bush logeait à la Maison-Blanche, personne n’imaginait qu’un homme aussi inculte et incompétent puisse exercer la réalité du pouvoir. Chacun pensait qu’une discrète équipe l’exerçait pour lui. Pourtant, lorsque Barack Obama lui a succédé, beaucoup ont déduit que puisqu’il était plus intelligent, il était le pouvoir. Mais comment croire que l’équipe qui exerçait le pouvoir sous Bush y aurait spontanément renoncé sous Obama ?

Regardons un instant l’agenda du président US : audiences, discours et inaugurations se succèdent sans interruption. A quel moment cet homme aurait t-il le temps de s’informer sur les sujets à propos desquels il lit des discours ? Il n’est pas plus président que les présentateurs des journaux télévisés ne sont journalistes. Ils font en fait le même métier : lecteurs de prompteurs.

Pourtant, nous sentons confusément que le show Obama-Romney n’est pas uniquement un spectacle ; que quelque chose se décide. En effet, dans le système constitutionnel US, la première fonction du président, c’est de nommer les titulaires de plus de 6 000 postes. L’alternance politique s’apparente ainsi à une vaste migration des élites. Des milliers de hauts fonctionnaires et des dizaines de milliers d’assistants et de conseillers pourraient être renvoyés au profit de nouveaux, qui seraient majoritairement des anciens de l’ère Bush. L’élection présidentielle US détermine les carrières personnelles de tous ces gens. Et avec elles, son cortège de corruption en faveur de telles ou telles multinationales. Il y a donc des raisons d’investir de l’argent, beaucoup d’argent dans ce duel.

Et la politique internationale dans tout cela ? Au cours des dernières années, les changements ne sont pas survenus lors des élections présidentielles, mais durant les mandats. Bill Clinton (1993-2000) devait poursuivre la réduction des budgets militaires après la disparition de l’URSS et apporter la prospérité économique, mais en 1995 il procéda au réarmement des États-Unis. George W. Bush (2001-2008) devait rationaliser le Pentagone et mener une « guerre sans fin », mais fin 2006, il stoppa le processus de privatisation du Pentagone et commença à préparer les retraits d’Afghanistan et d’Irak. Barack Obama (2009-2012) devait poursuivre le retrait et redémarrer à zéro les relations avec la Russie et le monde musulman. Finalement, il a construit le bouclier antimissile et soutenu une révolution colorée en Égypte et des guerres en Libye et en Syrie. Chaque fois, les lecteurs de prompteurs ont opéré sans états d’âme des virages à 180 degrés, trahissant toutes les promesses faites à leur peuple.

Le problème de la classe dirigeante US est de trouver le lecteur de prompteur le plus adapté pour justifier les prochains virages politiques. En ce sens Romney représente une nouvelle rhétorique. Il ne cesse de réaffirmer que l’Amérique a vocation à diriger le monde, tandis qu’Obama admet que le monde puisse être ordonné par le droit international. L’actuel président essaye de résoudre les problèmes économiques en réduisant significativement les dépenses militaires et en transférant le fardeau de la guerre sur ses alliés. Par exemple, il a sous-traité la destruction de la Libye aux Français et aux Britanniques. Au contraire, Romney affirme que, pour fonctionner, l’économie US a besoin que ses forces armées patrouillent dans les airs et dans toutes les eaux internationales. Par conséquent, il entend maintenir le niveau des dépenses militaires, à la fois malgré la crise et pour la résoudre.

Quelle que soit l’option choisie, le fond ne changera pas. Les États-Unis veulent se dégager du Proche-Orient dont ils sont devenus moins dépendants au plan énergétique. Ils ne pourront le faire qu’en partageant cette région avec la Russie. S’il reste à la Maison-Blanche, Obama présentera cette évolution comme un progrès du multilatéralisme. Si Romney le remplace, il prétendra mener une stratégie reaganienne et attacher un fil à la patte de l’Ours russe pour l’empêtrer dans des conflits interminables. En définitive, sur ce sujet et sur les autres, la seule conséquence de l’élection présidentielle US sera le choix des arguments utilisés pour nous convaincre que l’Amérique est une démocratie agissant avec puissance et bienveillance. De quoi nous plaignons-nous ?

Thierry Meyssan, pour le Réseau Voltaire

lundi 22 octobre 2012

Les Suisses se préparent à «l’instabilité d’une partie de l’Europe»

Durant la première quinzaine de septembre dernier, l’armée suisse s’est engagée dans un exercice d’une actualité aussi brûlante que dérangeante, et surtout très instructif. Le scénario retenu, baptisé Stabilo Due, mettait aux prises la soldatesque helvétique avec des problèmes posés par «l’instabilité d’une partie de l’Europe», scénario qui incluait des violences et des attentats sur territoire national, en plus d’un afflux massif de réfugiés en provenance de… «Grèce, d’Espagne, d’Italie, de France et du Portugal».


Les stratèges helvétiques estiment en effet que face aux troubles sociaux qui montent en puissance suite à l’aggravation de la crise économique, «la concentration militaire européenne actuelle, au plus bas depuis la Guerre Froide», est une véritable «porte ouverte aux insurrections». Bref, la Suisse pense que ses voisins ne seront pas en mesure de mater une éventuelle insurrection des laissés-pour-compte de la globalisation si elle devait survenir. Et de manière très décomplexée, Dame Helvétie se prépare donc très scrupuleusement à l’éventualité d’un chaos social échappant à tout contrôle dans la zone euro.

Un buzz révélateur
L’exercice suisse, qui a mobilisé environ 2000 soldats, reste en soi assez anecdotique. Ce qui l’est moins, c’est le buzz qu’il a provoqué. La chaîne d’informations BFM TV a ainsi choisi d’y consacrer un très long développement, relevant que les états-majors européens planifiaient sans doute également de tels scénarios, mais sans oser en parler ouvertement. Nombreux ont également été les analystes en matière de sécurité qui se sont saisis de l’évènement pour développer leur argumentation autour du chaos à venir dans la zone euro. Même les médias Russes ont repris la nouvelle pour mettre en exergue eux-aussi le caractère explosif de la crise de la dette. Et aux Etats-Unis, c’est entre-autres le site infowars qui s’en est fait l’écho dans le même sens.
Dans l’ensemble, chacun s’est en quelque sorte saisi de l’évènement pour conjurer ou accréditer sa propre perception dramatique de la situation.
L’une des vertus de l’exercice helvétique a donc été de montrer que l’hypothèse d’un naufrage inéluctable de notre Hyper-Titanic n’est plus confinée aux analyses «dissidentes», mais est bel et bien en train d’être intégrée par l’élite même du Système.

La menace intérieure
En retenant sans complexe la probabilité de troubles sociaux et d’insurrections liés à la crise à têtes multiples qui secoue le Système, le scénario helvétique a aussi brisé un tabou. A savoir qu’au niveau des états-majors des Etats du «monde libre», le péril rouge et la menace du terroriste islamique sont désormais has been, et que ce sont bel et bien les déshérités, les crève-la-faim, les smicards, les réfugiés, les sans-emplois, les sans-avenirs, les sans-espoirs bref, les Indignados qui sont aujourd’hui la principale menace contre laquelle les Etats-cellules du Système vont sans doute chercher à se prémunir.
Dans notre essai «Pourquoi notre hyper-Titanic va couler», nous évoquions cette perspective en ces termes : «Même dans sa zone d’influence, d’abondance, le Système n’est donc plus en mesure de résoudre ses contractions, de gaver tout le monde. Chômage, paupérisation, marginalisation : un pourcentage sans cesse grandissant des populations occidentales rejoignent peu à peu les laissés-pour-compte du Système. Autant d’Indignés en puissance. La supercherie d’un projet néolibéral définitivement insensé et intenable, est devenue impossible à cacher. ( …) Comme tous les systèmes, le Système néo-libéral cherchera donc à persévérer dans son être. Tant que ses moteurs ne seront pas totalement à l’arrêt, la violence va aller grandissant à l’intérieur de sa zone d’influence et les hordes de laissés-pour-compte qui vont vouloir affronter sa machine de répression seront criminalisées et combattues.»

Source : Entrefilets.com

mardi 9 octobre 2012

TSCG, Arcelor-Mittal : le changement, c’est du vent

Aujourd’hui, après un examen le plus rapide possible, les députés doivent se prononcer sur une des trois camisoles budgétaires européennes, le TSCG. Après Florange, c’est un nouvel épisode qui montre les points communs entre le PS et l’UMP.
Bonnet blanc et blanc bonnet
Bien sûr, il y a des différences entre la politique menée par Sarkozy et celle de Hollande mais faute est de constater que sur des sujets importants, il y a une continuité extrêmement forte. On l’a vu avec Arcelor Mittal. Nicolas Sarkozy avait promis de sauver Gandrange. Arcelor Mittal a fermé cette première aciérie. François Hollande était passé à Florange pendant la campagne présidentielle. Il y a de grandes chances que le site soit également en partie fermé.
Mais ce qui montre la proximité du PS et de l’UMP, c’est bien le TSCG, puisque les deux partis vont voter cette camisole budgétaire européenne. Bien sûr, François Hollande s’enorgueillit du plan de croissance européen qu’il a obtenu en juin. Mais, outre le fait qu’il comporte essentiellement des anciens crédits non dépensés, des économistes de renom, l’ont remis à sa place : « pistolet à eau contre un rhinocéros qui charge » pour Krugman, « dérisoire » pour Sapir.
Ce traité a l’avantage de montrer que sur des sujets aussi importants que l’intégration européenne ou des points clés de notre système économique, le PS et l’UMP sont très proches. Les deux principaux partis soutiennent en effet un transfert de la souveraineté de la France vers des instances européennes supranationales et technocratiques. De même, ils se soumettent à la doxa austéritaire allemande malgré les avertissements de Krugman et Stiglitz.
Le PS, ce n’est pas le changement
Mais ce qui est extrêmement troublant, c’est que le Parti Socialiste vote le traité signé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Bien sûr, il y a l’additif de croissance, mais il est aussi symbolique que dérisoire comme le soulignent tous les économistes sérieux. Il est tout de même incroyable qu’un parti qui se dit « de gauche », « socialiste », accepte d’abandonner en partie la souveraineté budgétaire du pays et de graver dans le marbre les politiques austéritaires chères aux néolibéraux.
Bien sûr, les dirigeants socialistes nous servent comme toujours les mêmes fadaises selon lesquelles voter ce traité permettrait de renforcer François Hollande dans sa volonté de remettre en cause l’Europe de droite. Les hiérarques communistes de feu l’URSS auraient-ils osé répéter un tel mensonge ? Car le problème des socialistes, c’est qu’ils font à chaque fois le coup : il faut voter un traité antisocial parce que promis, juré, craché, le prochain, lui, sera vraiment social et progressiste.
C’est ce qui avait été dit en 1992 lors du débat sur le traité de Maastricht. Et quand la gauche a été au pouvoir en Europe à la fin des années 1990, elle a voté le démantèlement des services publics et leur privatisation ! Et ce n’est pas nouveau puisque Vincent Coussedière a déniché une déclaration de François Mitterrand de 1971, qui disait « s’il est interdit d’envisager une Europe socialiste à court terme, à partir d’une France socialiste, l’évolution s’accélerera ». On croirait entendre Guillaume Bachelay, sauf que ce dernier est beaucoup moins crédible 41 ans après.
Bref, le changement de président est en grande partie illusoire. Le PS ne remet pas plus en cause que l’UMP le système délétère (supranational et néolibéral) qui a mené à la crise. Certes, ses rustines ne sont pas les même, mais le vote du TSCG montre qu’il faut aller chercher l’alternance ailleurs.

Source : http://www.gaullistelibre.com/2012/10/tscg-arcelor-mittal-le-changement-cest.html